
BIOGRAPHIE D’ANTON PIERIES
Anton Pieries, aîné de huit enfants (six garçons, deux filles) voit le jour dans le nord-ouest du Sri Lanka, à Vankalai, dans le district de Mannar un petit village de pêcheurs, en majorité catholiques ; et où se déroule une grande partie de son enfance.
Outre leurs métiers de directeur d’école et d’enseignante, le père et la mère d’Anton dirigent aussi la plantation de riz ancestrale, ce qui assure à la famille des revenus décents. Même pris par le travail, cela ne les empêchent pas d’entourer leurs enfants d’un amour indéfectible tout en demeurant très exigeants en matière d’éducation : politesse, piété et partage étant plus que des mots d’ordre, mais un mode de vie !
Anton a 12 ans lorsqu’il quitte Vankalai pour Jaffina afin d’y poursuivre ses études, en anglais. Élève studieux et discipliné, il se fait remarquer par l’évêque du diocèse qui le prendra sous sa tutelle. Rencontre déterminante puisque, six ans plus tard, le jeune Anton se retrouve en compagnie du même évêque à bord d’un avion qui le conduira d’abord à Rome et à Paris ; et ensuite, au Québec où l’adolescent entreprendra des études en philosophie et en théologie.
Nous sommes en 1965. Le Canada et le Québec s’éveillent au monde. Trudeaumanie. Bill Omnibus. Révolution Tranquille. Rien de rassurant pour ce petit villageois qui, à peine débarqué à Montréal, devra aussi affronter les exigences d’une langue et d’un climat vigoureux.
Cependant déterminé à vivre à la Québécoise, Anton décide poursuivre ses études dans la langue de Molière. Alors, il s’inscrit au collège classique de Trois-Rivières. Plus tard, il étudiera la philosophie et la théologie au collège de Red Rapids, au Nouveau Brunswick.
Automne 1971. Ses études terminées, Anton, suivant en cela l’exemple de ses parents, s’engage dans la carrière d’enseignant ; carrière qu’il occupera jusqu’à sa retraite, en 2002. Qui plus est, il s’engage activement auprès des jeunes de sa communauté.
En 1974, Anton Pieries convoile en justes noces avec Lise Daigle, une jeune Québécoise oeuvrant auprès des Indiens du Grand Nord Canadien. De leur union naissent deux enfants : Ranjit et Lisyan. Pour le couple Daigle- Pieries, la famille demeure prioritaire. En 32 ans de vie commune, ils naviguent avec brio sur ce long fleuve imprévisible qu’est l’existence ; la force de leur amour leur permettant de tenir tête à tous les obstacles.
En 1978, Anton et sa famille retournent au Sri Lanka, ce pays, autrefois paradisiaque, désormais ravagé par les guerres civiles, et que le tsunamis de décembre 2005 a achevé de détruire.
Cependant, si vous questionnez Anton sur les souvenirs qu’il conserve de son pays, il vous répondra en souriant : « Le goût exquis des mangues à la pelure rouge, jaune et verte, ainsi que celui des papayes, des guavas, des oranges, des citrons et des bananes mûres cueillies sur place ! ».
Anton rêve d’ouvrir son petit restaurant de cuisine tamoule et d’enseigner les recettes de son pays. En attendant, avec son épouse Lise, il a rédigé ce livre Riz & Cari, espérant mettre en relief l’existence d’un peuple courageux, souriant et débrouillard, et ainsi léguer au monde entier un héritage culturel incomparable.
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BIOGRAPHIE DE LISE DAIGLE
Née à Montréal en 1945, Lise Daigle quitte la métropole à l’âge de 18 ans pour aller étudier à l’hôpital Cook, de Trois-Rivières, d’où elle ressort avec un diplôme d’infirmière auxiliaire et animée d’un désir profond d’aider ses semblables. À cet effet, elle quitte le Québec pour l’Ouest canadien où elle complète avec succès un cours d’éducatrice de groupe au Child Care Worker, à Regina (Saskatchewan), et un autre en pratique infirmière à Edmonton (Alberta).
Aventurière, Lise s’engage pour de nombreuse années comme infirmière pour le ministère des Affaires indienne et du Nord canadien. Elle se retrouve donc à travailler avec les Indiens du Grand Nord ; les soignant, les éduquant et partageant leur mode de vie. Les réserves étant éloignées des grands centres, les gens sont souvent laissés à eux –mêmes, sans médecin et sans éducateurs spécialisés. Alors, Lise fait, tour à tour, de la médecine de brousse, du travail social et de l’organisation des loisirs.
Nous sommes en 1965. Partenaire actif de la Révolution Tranquille et de la laïcisation des institutions, Lise oeuvre au transfert des pouvoirs entre communautés religieuses et chefs de bandes ; s’occupant de relocaliser les enfants vers d’autres écoles, dans d’autres réserves ; et se voyant souvent forcée de les arracher à leur milieu de vie. Aujourd’hui, Lise se remémore cette période comme étant celle du plus grand génocide culturel à avoir été commis au nom de la religion et de l’État.
De retour au Québec au début des années soixante-dix, Lise rencontre Anton Pieres, originaire du Sri Lanka, et tous deux se marient, en 1974. Lise abandonne alors son travail pour se consacrer à ses enfants, Ranjit et Lisyan, ainsi qu’à ses propres parents.
Au début des années quatre-vingt-dix, Lise lance une entreprise d’entretien ménager qu’elle fermera après quelques années pour des raisons de santé. Toujours active et entreprenante, elle profite de son repos forcé pour approfondir sa connaissance de la cuisine tamoule et traduire en français les recettes originales de sa belle famille. Suite à cela, elle publie son livre virtuel sur CD Riz & Cari, aux éditions Uriel et chez Z-expression.com.
Aujourd’hui, membre du conseil d’administration de Z-expression.com. Lise se passionne pour les jeunes et entend les aider à développer le goût de l’écriture.
Ses projets ? Assister particuliers et entreprises à construire et publiciser leur site Web…tout en continuant d’écrire des livres virtuels de recettes aux saveurs du Sri Lanka et autres pays exotiques !
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